Un maudit français au pays des castors

Le dernier jour.

Samedi, dernier jour à bord du Canadien.

 

Les Rocheuses disparaissent dans la brume derrière nous tandis que les premiers rayons de soleil apparaissent dans notre dos. Déjà la neige n’est presque plus qu’un souvenir, les congères ont disparu d’entre les wagons. On semble comme sortir d’un rêve éveillé à l’atmosphère ouatée.

Nous serons à Vancouver dans quelques heures. Le petit déjeuner avalé, il ne restera plus qu’à parer aux derniers préparatifs. Les fins de voyage sont toujours des heures singulières.

 

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Il est 8h.

Mon ventre se noue. Est-ce le petit déjeuner avalé trop rapidement ou la perspective presque imminente de l’arrivée? Sans doute un peu des deux.

 

Le train continue de longer la rivière ayant pris sa source dans Moose Lake dont nous avons aperçu l’étendue bleue sur 13km hier. A sa surface flottent les traditionnels rondins pour lesquels la côte ouest canadienne est si célèbre.

 

Nous sommes maintenant en périphérie de Vancouver.

Nous traversons une fois encore des zones industrielles, des décharges, des casses, des entrepôts.Je ne suis pas sûr que la vue vaille encore la peine d’être vue. Mon stylo rend l’âme. Face à tant de soudaine grisaille, je m’en retourne à mon semblant de cabine dont les deux lits ont été rangés, l’un escamoté dans le plafond, l’autre redevenu banquette. A l’horizon, un pont suspendu déploie sa masse de fer rouge contre le ciel nuageux. Mon ordinateur reçoit des signaux wifi. Retour à la civilisation.
Déjà la skyline de Vancouver se dessine à l’arrière-plan tandis qu’au premier, les trucks et les engins de terrassement continuent leur besogne au milieu des débris et des gravas.

Stationnés pendant une demi-heure sur la rive Sud, nous finissons par entrer dans la ville même et les arbres font place à un entrelac de ponts soutenant le sky train, métro récent inauguré en partie en prévision des derniers J.O. d’hiver.

Mon dos se raidit à la seule idée de devoir porter de nouveau la trentaine de kilos empaquetés dans mes bagages. Le coeur économique de la Colombie Britannique, encore brumeux, se dévoile peu à peu. Quelle heure est-il? Neuf heure. Il n’ya qu’au Canada que les trains sont en avance… Nous arrivons à la Gare Centrale, il est temps de plier bagage.

En route pour de nouvelles aventures.

 

 

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Une Réponse

  1. granny

    oh oui Benji ! nous sommes impatients de connaître les prochaines aventures ……….
    bises

    janvier 14, 2011 à 3:17

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