Un maudit français au pays des castors

It’s alive!

Non, je ne suis pas mort.

Non, je ne repose pas sous la neige, démembré par un grizzli au fond d’une forêt obscure.

Non, je ne me shoote pas à l’héroine dans un bar glauque de Vancouver (*WARNING, DIGRESSION EN APPROCHE* et si je devais vraiment me shooter à l’héroine, j’utiliserais sans doute les Safe Injections Sites dont cette ville s’est dotée, bien longtemps avant même que nos politichiens nationaux entendent parler de cette idée et la chasse d’un snobinard revers de la main parce que tout de même, c’est tellement plus facile et sain d’ostraciser les toxicomanes. J’attends avec impatience la prochaine campagne de pub anti-drogues du ministère de la Santé: « Conseil numéro 1 aux toxicomanes pour économiser des fonds en perspective d’une cure de désintox: échangez vos aiguilles usagées plutôt que d’en acheter des neuves. Un ptit coup d’eau tiède et hop! c’est reparti. »)

J’étais juste parti quelques jours pour m’aérer la tête parce que voyez-vous, la vie, cette fille de joie bon marché et gonorrhéenne, vous crache parfois tout son pu au visage sans autre forme de procès que de vous faire comprendre que, malgré tous vos efforts, vous êtes et resterez aussi lucide quant à son cours qu’un membre des Jeunes UMP atteint de saturnisme (j’aurai aussi pu tout simplement dire « Michel Sardou » mais j’aime les métaphores filées et franchement, il me faudrait avoir perdu toute illusion de comprendre quoi que ce soit au monde pour comparer ma vie à Michel Sardou. Pour ceux qui doutent encore de la véracité cette assertion, je vous renvoie généreusement aux paroles de « Etre une femme 2010 ». Dans le cas peu probable où l’étude de ces paroles ne parvenait pas à vous donner la nausée, veuillez vous présenter de toute urgence à l’établissement hospitalier le plus proche.)

Long story short, il fallait que je bouge et je n’avais ni l’envie ni véritablement l’inspiration pour vous exposer mes problèmes. Je n’ai d’ailleurs pas l’intention de les passer par le menu ici. Si ça vous intéresse, il existe suffisamment de moyens divers et variés d’entrer en contact privé avec moi à votre disposition pour vous enquérir de mes malheurs.

Le message d’aujourd’hui s’arrête ici. Non, je ne vais pas super bien sinon je serais resté chez moi. Oui, je suis toujours vivant et mon organisme est (relativement) libre de toute substance toxique. Le retour des nouvelles usuelles se fera dans le courant de la semaine prochaine. D’ici là, j’ai bon espoir que Johnny Cash vous fera patienter.

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