Un maudit français au pays des castors

Seven Wonders

Après une semaine intense et deux jours de repos, me voilà frais et dispo pour repartir de nouveau. Et avec le soleil en plus!

La semaine dernière s’est révélée pleine de surprises et overbookée. En avant donc pour ma gazette hebdomadaire;

lundi, formation au rap d’Amnesty International, c’est-à-dire entraînement au démarchage porte à porte en vue d’acquérir de nouveaux membres pour l’organisation.

Mardi, premier véritable jour de travail. Rendez-vous à 13h30 dans un café et dispersion en groupes de deux pour le démarchage. 14h, début du démarchage en lui-même. Les maisons s’enchaînent, les réponses à la porte sont peu nombreuses mais je réussi néanmoins à décrocher mon premier PAC, c’est à dire une promesse de donation mensuelle. Il va m’en falloir à peu près un par jour de travail pour espérer passer la période d’évaluation et être embauché définitivement (ce qui vient avec une augmentation immédiate, passant de $10/h à $13/h). Break à 17h pour le dîner et retour sur le champ de bataille peu après en compagnie d’un autre démarcheur; deuxième PAC de la journée, la semaine semble bien s’annoncer. 21h, fin de la journée de travail, je suis crevé. Mon vélo me porte difficilement jusqu’à chez moi et boum, je m’endors.

Mercredi: après une courte mâtinée cependant bien chargée, je repars pour le boulot. Même heure, même lieu. Cette fois-ci je travaille d’abord en équipe puis seul. Malheureusement, la chance n’est pas de mon côté et pas de PAC pour la journée. Pas grave, j’en ai eu deux hier, ça peut attendre jusqu’à jeudi. 17h, break puis retour au boulot. Arrivé 21h, je commence sérieusement à fatiguer. Mais tout va bien, l’ambiance est bonne. Retour à la maison pour une bonne nuit de sommeil. Je note que sur le chemin du retour, ma chaîne de vélo tressaute toutes les 10 secondes en faisant un bruit bizarre; je m’en occuperai plus tard.

Jeudi: rebelotte. Cette fois-ci, je suis légèrement à la bourre; à peine sorti de chez moi et passée la première côte, …. CRAC! Ma chaîne de vélo casse. Pas d’argent sur moi, je suis bon pour marcher. Résultat, 45 minutes de retard. Mes collègues sont compréhensifs, ce genre de choses arrive. Aujourd’hui, d’autres démarcheurs nous ont rejoint et nous sommes donc une douzaine. N’ayant pas prévu de marcher au pas de course pendant 45 minutes en partant de chez moi, je n’avais pas pris les bonnes chaussures, me faisant mal aux pieds sur le chemin de l’aller. La journée va être longue, sans aucun doute. Elle n’est pas fructueuse non plus et arrivé 21h, c’est chou blanc. Pas d’alarme, il me reste 2 jours pour prouver ma valeur. Cette fois-ci je prends le bus pour rentrer chez moi; pas question de marcher une heure de plus.

Vendredi: j’arrive à l’heure au boulot en compagnie d’une de mes jeunes collègues. Nous attendons 30 minutes et finissons par nous apercevoir que le point de rendez-vous a changé sans que nous en soyons mis au courant. Erreur de notre part, nous aurions du vérifier le site web le soir précédent. Qu’à cela ne tienne, deux bus et une heure plus tard, nous sommes sur le bon site et près et débuter la tournée. Pas plus de chance cette fois-ci, mais au moins le quartier est globalement accueillant. Tant mieux. Je commence à douter de ma capacité à passer la période d’évaluation.

Samedi: dernier jour de travail de la semaine me concernant, les horaires sont différentes. Début du boulot: 11h, fin: 19h. Et c’est reparti pour un tour. Certains de mes collègues en formation ont déjà été évincés. Pas faits pour ce boulot apparemment. Heureusement, la journée s’annonce bien et je décroche un PAC au bout de deux heures. Pas mal, mais insuffisant. 15h, break. 17h, la fatigue accumulée au cours de la semaine décide soudainement de se réveiller et j’ai un mal de chien à finir ma tournée. 19h, sur le chemin du retour, je croise un de mes superviseurs. Comme je le pensais, je n’ai pas réussi à atteindre le quota de PAC nécessaire pour être embauché définitivement. Cependant, conscient que j’y mets du mien et des efforts et que je prends en compte les conseils donnés par les plus expérimentés, il décide de me donner 30h de plus pour prouver ma valeur. Le compteur est donc remis à zéro et me voilà reparti pour une semaine de folle aventure. Mais avant cela, week-end! Enfin, j’ai hâte de pouvoir dormir après 7h30 pour une fois.

Dimanche: pas de grasse mâtinée aujourd’hui; j’ai promis à une amie d’aller marcher avec elle et des personnes de sa connaissance. Ils font ça tous les dimanches, ça me paraît être une bonne idée. Rendez-vous 10h chez elle. Sauf que… l’heure a changé pendant la nuit. Absolument inconscient de ce changement, je me réveille comme une fleur à l’heure même où je suis censé être chez elle. Heureusement, elle a fait la même chose, et celui qui devait nous conduire aussi. Résultat, nous nous retrouvons tous chez elle et partons finalement aux alentours de 12h. Nous entamons l’ascension de Mount Work dans le Parc Provincial de Gowlland Tod. Nous ramassons ici et là des moisissures appelées communément « hair goat », c’est-à-dire « poil de chèvre », qui pendent aux arbres un peu partout et dont nous savons qu’elles sont comestibles. Nous n’atteindrons pas le sommet; Gaby, l’amie en question, avait récemment refait une crise d’épilepsie après une année sans troubles. Naturellement anxieuse, et apparemment fatiguée ce jour-là, la montée est trop dure pour elle et nous redescendons donc à la voiture avant d’avoir atteint le sommet. La marche aura été courte, à peine quelques heures, mais l’air frais nous aura fait du bien. Je suis de toute manière extrêmement fatigué et n’attend qu’une seule chose, pouvoir être dans mon lit.

Lundi: mon voeux a enfin été exaucé, j’ai pu dormir jusqu’à 11h ce matin. Mes colocataires étant au boulot, je vais pouvoir profiter de la maison pour moi tout seul. Au programme: petit-déjeuner de fête à base d’oeufs bénédictes (oeufs pochés servis avec une sauce proche de la béchamelle), bacon, pancakes et café; puis sauna, bain nettoyage de la partie de la maison qui m’est assignée. Je me rends ensuite à l’université pour assister à une conférence d’un journaliste d’Amnesty International juste pour m’apercevoir, une fois sur les lieux, que la conférence a lieu la semaine prochaine. Retour chez moi à pied en faisant un détour par chez Max, ce qui me fait gagner un dîner gratuit. Puis malheureusement, c’est déjà l’heure du dodo.

Mardi: c’est reparti pour un tour….

 

Voyez donc à quel point ma vie est banale. Encore une semaine de dur labeur et je serai enfin en mesure (ou pas) de faire quelques plans concernant mon futur, en fonction de ma capacité à décrocher cet emploi ou non. Touchons du bois!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s