Un maudit français au pays des castors

Une baffe à Ousama l’aidera à gagner les élections.

« Quid du titre? » entends-je déjà mon auriculaire me susurrer. C’est très simple; j’ai tenté de condenser, en une seule phrase et tout en émettant une vérité certaine, les trois thèmes de ce post hebdomadaire. En effet, ma vie comme à son habitude étant peu passionnante (rien de bien neuf par rapport à ce que j’ai déjà décrit), j’ai décidé de plutôt vous parler de trois évènements particulièrement importants arrivés ces quelques derniers jours. Alors prenons-les dans l’ordre chronologique.

D’une part, tout d’abord, les élections. En effet, lundi dernier eurent lieu des élections fédérales au Canada. J’avais abordé le sujet dans ma dernière contribution, je vais le développer un peu plus ici. Pour tout vous dire, ces élections ont revêtu un caractère particulièrement néfaste pour un certain nombre de gens. A l’inverse, comme à toute chose malheur est bon, ce fut aussi un véritable succès pour d’autres. Permettez-moi de vous présenter les choses telles que je les vois, c’est-à-dire de manière tout à fait biaisée et presque partisane. L’enjeu des élections était de redonner (ou refuser et dès lors destituer) une majorité claire (et donc une confiance politique) aux Conservateurs au Parlement Canadien. En effet, un gouvernement conservateur est au pouvoir depuis ces 5 dernières années. Or, on peut repérer un certain nombre de problèmes dans la gestion des affaires fédérales par ce gouvernement conservateur et particulièrement par le Premier Ministre et chef du parti conservateur, Stephen Harper. Pour vous présenter le personnage, Stephen Harper est le George W. Bush du Canada. Issu des classes supérieures, il a lentement évolué politiquement, débutant chez les Libéraux dans sa jeunesse (qu’on pourrait comparer plus ou moins à notre PS actuel) pour lentement s’opposer à eux et former le Parti Conservateur. Détail « rigolo » s’il en est, et qui me permet de le comparer à un des présidents américains les plus illettrés que le monde ait connu, Harper est également membre de l’Alliance Chrétienne Missionnaire, une secte (à prendre dans son acception originelle) chrétienne évangélique selon laquelle seuls ses membres peuvent être sauvés. Mais ça n’est pas le plus important.

Stephen Harper est également un dangereux mégalomaniaque (pas dépaysé de la France, pour le coup); j’en veux pour preuve, par exemple, qu’il a fait remplacer le titre officiel de « Gouvernement du Canada »  par celui de « Gouvernement Harper ». Son affabilité est également une source continuelle de blagues chez les Canadiens qui aiment à comparer son visage au sourire figé et creepy à celui d’un mangeur d’enfant ou d’un quelconque psychopathe. Il faut dire par ailleurs que sa capacité aux discours est proche de la nullité. Pour tout vous dire, il est particulièrement chiant à écouter, même pour les Canadiens, c’est dire (je vous rappelle que les Canadiens sont un peu les Suisses de l’Amérique du Nord; accueillants, souvent neutres, pleins de patience; et parfois fois un peu chiants aussi). Ce qui est presque de l’ordre du piège sachant que Harper, tout comme Bush en son temps, est spécialiste des déclarations qui devraient faire pavé dans la marre.

Le diable en personne, ma bonne dame, comme j’vous dis.

Citons pêle-mêle quelques exemples à même d’illustrer le conservatisme abscons de Harper (ne vous méprenez pas; je suis persuadé que le conservatisme peut être intelligent. Malheureusement il semble s’être dépourvu de cette capacité depuis le début du XXème siècle):

– Harper a refusé de signer les accords de Kyoto, estimant que ces accords étaient, je cite, « un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches » (dans le texte: « Kyoto is essentially a socialist scheme to suck money out of wealth-producing nations. »). De fait, Harper a toujours essayé de s’aligner sur la pollution américaine, ce qu’il a finalement réussi à faire…. une fois Obama arrivé au pouvoir, ce dernier au contraire essayant désormais de réduire la production de gaz à effet de serre le plus possible et s’orientant vers une possible acceptation des accords de Kyoto. Tout ceci s’accompagne chez Harper et les Conservateurs d’un soutien sans faille à l’industrie pétro-chimique qui entraîne, en Alberta et dans le nord de la Colombie-Britannique (mais pas uniquement) des maux peu enviables: une insécurité croissante reposant sur une industrie du jeu reposant elle-même sur les salaires boostés des ouvriers de ces industries (qui viennent souvent s’installer dans ces régions avec l’ambition de rester une saison afin de gagner beaucoup d’argent et repartir vivre ailleurs; il s’avère que la majorité d’entre eux finit par vivre dans des préfabriqués ou des caravanes, l’appât du gain et le jeu ne faisant pas bon ménage et les enfonçant dans la pauvreté); des pertes humaines considérables (je vous enjoigne à vous renseigner sur le cas des Lubicon Crees, une nation indigène au bord du gouffre du fait des pollutions de ces industries), les populations locales étant exposées quotidiennement à des taux de pollution qui n’ont rien à envier aux taux de radioactivité de la côte de Fukushima, à ceci près qu’on peut en constater directement les effets sur la santé (taux de cancers perçant le plafond, pathologies respiratoires, des taux de fausses-couches et de morts-nés à faire pâlir le plus dévoué des eugénistes…); des destructions environnementales irrécupérables (les conservateurs soutenaient d’ailleurs la création d’une nouvelle route de tankers le long de la côte nord-ouest de la Colombie Britannique à l’occasion de cette élection, route qui aurait pris place dans une des dernières régions non-touchée par cette industrie et qui plus est impropre à la navigation de cargos aussi imposants, substituant à la question de la probabilité de destructions de type BP-Golf du Mexique celle du délai avant qu’une telle catastrophe se produise); à ce titre, je vous rappelle que le Canada est le dernier pays au monde à faire l’exploitation des sables bitumeux, l’industrie la plus dégueulasse qui soit. Et vous connaissez pas la meilleure? Ces méga-companies ne paient pas de taxes. Suivant la plus pure doxa ultra-libérale, on fait des cadeaux aux assassins pour faire fonctionner le commerce. Seul hic? On attend toujours que ça fonctionne… Un conseil: si l’envie vous prend de vous donner la nausée (après un mauvais repas que vous vous croyez obligés de recracher), renseignez vous sur la Vallée de l’Athabasca.

– Harper a également refusé de signer la Déclaration Universelle des Droits des Peuples Autochtones adoptée par l’ONU. Raison? « Ca risquerait de mettre en danger le droit des autres canadiens ». Problème: cette Déclaration reste assujettie à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. J’ignorais que la DUDH mettait en danger les droits des canadiens. Une autre façon de faire un beau bras d’honneur aux efforts répétés de (entre autres) la Commission Royale et ses efforts depuis 1991 pour faire entendre la voix des nations indigènes du Canada et à toutes les organisations canadiennes désireuses d’améliorer le traitement des populations indigènes par l’Etat Canadien.

Ce comportement est à rapprocher du soi-disant « soutien inconditionnel » de Harper aux organisations (particulièrement Sisters in Spirit) tentant de mettre un terme à la tragédie qu’est l’Autoroute des Larmes (The Highway of Tears, une portion de la Trans-canadienne en Colombie Britannique le long de laquelle des centaines de femmes – souvent indigènes – disparaissent chaque années; les RCMP – police canadienne – étant débordée et souvent peu désireuse de faire beaucoup d’efforts pour retrouver les corps de femmes indigènes – ça va toujours plus vite quand vous êtes riche et blanche – c’est à ces associations de volontaires que revient le rôle d’éduquer, rechercher les corps, et tenter de mettre fin à ce désastre); ce soutien s’illustrant chez lui par l’arrêt de toute subvention à ces associations. Faut comprendre, ma’ame Michu, les coupes budgétééééres…

La liste pourrait s’allonger encore et encore (notamment sur l’impact qu’ont ces politiques sur la scène internationale) mais peu importe. Vous avez maintenant une certaine connaissance du personnage et si vous en voulez plus, Google est votre ami. L’essentiel qu’il vous faut savoir est ceci: depuis son accession au pouvoir, le parti Conservateur était minoritaire au Parlement. Ces élections, présentées par beaucoup, après une tentative similaire en 2008, comme l’ultime chance de se débarrasser des Conservateurs et de leur pauvre gestion politique (bien que minoritaire, Harper a réussi, via des procédés à la limite de la légalité – legal loophole comme on dit ici – à outrepasser l’opposition pour plusieurs lois ou réformes, ce qui a eu pour conséquence d’outrer plus d’un Canadien), ont réussi à devenir le contraire. Les opposants les plus « solides » étaient censés être les Libéraux, avec Michael Ignatieff à leur tête. A leurs côtés, tentaient de percer le NDP (Nouveau Parti Démocratique, centre-gauche) et le tout jeune Parti Vert (qui n’avait jusque là jamais eu de siège au Parlement). Résultats des courses? Les Conservateurs sortent des élections avec une majorité absolue au Parlement (faut-il croire que leurs cadeaux aux très grandes entreprises leur ont fourni une base de lobbying extrêmement forte; on peut sans doute ajouter à cela que les Canadiens des prairies étant souvent des rednecks, tout ce qui peut sembler un peu à gauche à tendance à les effrayer); les Libéraux sont laminés, passant d’une centaine de siège à une trentaine (entraînant la démission d’Ignatieff); le NDP et son chef Jack Layton, grand vainqueur, devient le parti principal de l’opposition avec une centaine de sièges, opérant là une poussée spectaculaire; et la chef du Parti Vert (Elizabeth May) finit enfin par décrocher 1 siège au Parlement (grâce à ma circonscription!), après trois élections sans succès dans trois provinces différentes. Enfin, un véritable glissement de terrain s’est opéré au Québec où le Bloc Québécois, puissant parti souverainiste depuis 1991 (à l’origine du référendum manqué d’un poil de fourmi sur l’indépendance en 1995) aux côtés du Parti Québécois, s’est fait laminé, perdant 44 des 47 sièges qu’il possédait avant l’élection, au profit du NDP, provoquant également la démission de son chef depuis 1997, Gilles Duceppe, et la fin de l’aventure bloquiste (à voir…).

Conclusion? Bien que n’étant pas citoyen canadien, je ne peux qu’être déçu de ce qui m’apparaît comme ayant été de l’ordre de « deux pas en avant, trois pas en arrière ». Je n’ai bien sûr, pas mon mot à dire, en dehors des questions écologiques qui nous concernent tous. Une chose est sûre: l’aventure commence pour le NDP, le souverainisme québécois a pris un sacré coup dans la mâchoire et les cinq prochaines années vont paraître bien longues à beaucoup…

***

Mais trêve de sombres pensées, car voici mon deuxième thème du jour! OUSAMA BIN LADEN (à prononcer avé un petit accent maghrébin, juste pour le style). On vous en a abreuvé ces derniers jours, je ferai donc court. Pour les suspicieux et les sceptiques, Al Qaida et une des femmes de Ousama ont appuyé la déclaration selon laquelle il serait bien mort. A n’en point douter, ça n’empêchera pas les partisans de la théorie du complot de faire mijoter leurs deux neurones, mais ça évitera peut être au reste (un peu plus fut-fut) du monde de perdre son temps avec cette question. Reste que malgré tout, j’ai du mal à me réjouir. Je suis en ce sens les observations de Paul Bouchet, dans le journal La Croix (cliquez ICI pour l’article). Ben Laden est mort, soit. Mais dans quelles conditions? Cela s’est fait de manière tout à fait inattendue, sans respect envers la souveraineté territoriale de l’Etat Pakistanais (quand on connait les degrés d’oppositions aux USA dans la région, ça n’est pas nécessairement la chose la plus intelligente à faire), sans but même de sortir Ben Laden vivant (pour les SEALS, la chose est simple: résistance = balle dans la tête), le tout suivit de rites funéraires soi-disant dans le respect de l’Islam, en toute contradiction avec le fait que l’immersion du corps est interdite par cette religion. Vous me direz, l’histoire du lieu de pélerinage, blabla et le fait qu’aucun pays au monde ne voulait accepter le corps. Fair enough. Ca n’enlève rien au caractère maladroit de la chose pour ceux qui s’empresseront de faire passer Ben Laden du statut de légende vivante à celui de martyr. Dans le même temps, je doute qu’un procès aurait été meilleur, à moins bien sûr qu’il eût été opéré par un TPI (Tribunal Pénal International pour les incultes), ce qui aurait posé le problème de l’incarcération (problème tout à fait relatif vu qu’il a été résolu dans le cas de Saddam Hussein). La vraie question qui reste selon moi, est celle du peuple américain. Croyez-moi, vue d’Amérique du Nord, la gueule de bois des quelques jours de festivités qui ont accompagné cette annonce risque d’être sévère. Il est plus qu’improbable que la logique sécuritaire s’arrête aux USA; bien plus, elle est sortira renforcée, « risques » de vengeance obligent. Quoi qu’il en soit, les USA, encore et toujours, auront réussi l’impossible: prouver à leurs contempteurs qu’ils ne valent guère mieux que ceux qu’ils entendent combattre (lorsque ça leur est utile) et se présenter eux-mêmes, une fois encore, comme les plus grands terroristes à ce jour. Ca en offusquera plus d’un, j’en suis sûr, mais pour le coup, permettez-moi de vous renvoyer à une déclaration de Fidel Castro suivant cette nouvelle:

« Quels que soient les actes attribués à Ben Laden, l’assassinat d’un être humain désarmé et entouré de sa famille constitue un acte odieux. […] Assassiner (Ben Laden) et le jeter dans les profondeurs de la mer démontre crainte et insécurité et le transforme en un personnage encore plus dangereux. […] Le terrorisme international ne se résoudra jamais par la violence et la guerre ».

***


Enfin, j’aimerai achever cette contribution déjà longue par un sujet plus proche de nous: cette semaine nous avons pu célébrer la « journée contre les violences éducatives ». Sujet horripilant s’il en est.

Comme vous le savez tous et toutes, il est désormais illégal de mettre une baffe à son fils/sa fille/ son enfoiré de petit-fils/fille qui commence sérieusement à vous/me/te les briser menues. Oui. Parce que le dictionnaire de la « Fondation pour l’Enfance » a apparemment perdu un mot: « pondération ». Allez donc voir leur nouveau spot de campagne, et jugez-en par vous-même.

Je ne sais pas pour vous (enfin, si, je sais dans certains cas), mais des baffes, j’en ai reçu. Et j’en remercie mes parents et grands-parents, parce que c’était tout à fait nécessaire et qu’ils/elles ont su faire preuve de jugement et de pondération (même sans s’en apercevoir) pour réaliser que la baffe est parfois la meilleure réponse au comportement machiavélique d’un gamin persuadé que le monde tourne autour de son nombril. Pour autant, et par respect pour ceux qui souffrent, jamais il ne me viendrait à l’idée de porter plainte. Réfléchissons un instant. A qui fait-on du tort avec des idées à la mords-moi-le-noeud pareilles? Pas tant aux parents concernés, ni même à l’enfant ayant reçu une claque. On fait du tort à ceux-même qui devraient être protégés: les enfants battus. Les Tims Guénards qui finissent par vouloir tuer leur père après des années de mauvais traitements (Dieu que j’aime l’euphémisme). Les martyrs qui n’ont rien demandé à personne et qui se retrouvent être la cible de la violence aveugle d’adultes censés les aimer et leur apprendre la vie. En plaçant sur la même balance les enfants giflés parce qu’irrespectueux de l’autorité de leurs parents et les enfants dont la vie est une succession de coups, on donne la bombe H à un macaque et on crucifie un innocent. Ne comptez pas sur moi pour fustiger « l’éducation soixante-huitarde »; on peut être libertaire et censé (la preuve). Force est de constater cependant – plus le temps passe et plus j’ai l’impression de me transformer en vieux con – que les valeurs se perdent. Peut être qu’avec un peu moins de télé, un peu moins d’internet, un peu moins de jeux vidéos, un peu moins de temps passé au boulot (pour les parents), un peu plus de temps en famille autre que devant un écran, et un peu plus d’autorité (rappelez-vous, l’autorité n’est pas l’utilisation de la force: c’est la capacité à être écouté et respecté SANS utiliser la force; ce qui commence par l’écoute des autres), la nécessité des baffes et autres châtiments corporels se ferait moins sentir. Mais voilà, il faut travailler, toujours plus, pour gagner, toujours plus et vivre… toujours moins. Je suis le premier à critiquer les réactions de tortue des vieilles générations (on s’inquiète, donc on ferme les volets et on se réfugie dans sa carapace d’idées toutes faites par une vie bien remplie), mais quand je vois celles qui sortent du lycée aujourd’hui, je dois avouer que j’ai du mal à avoir confiance dans l’avenir.

McDonald, ennemi officiel des enfants en bonne santé depuis 1940.

Il en est un autre, venu avant moi, dont j’aimerai vous partager le sens de l’humour sur ce sujet. Il le traite bien mieux que moi d’ailleurs; je me sens à peine digne de défaire la courroie de ses sandales, c’est dire. Le lien est par ici:

http://odieuxconnard.wordpress.com/2011/05/06/enfant-battu-ne-la-ramene-plus/

Après ces quelques 3000 mots de blabla, je vous laisse avec cette chanson, hymne aux femmes à l’occasion de la Fête des Mères (créée par le Maréchal pour ceux qui aiment l’Histoire…)

Publicités

7 Réponses

  1. designwontsavetheworld

    Hé mais c’est pas encore la fête des mères !!

    mai 6, 2011 à 10:07

    • je sais bien mais bon… fallait bien trouver une chute qui mette tout le monde de bonne humeur après tant de pipotage.

      mai 6, 2011 à 10:36

  2. mam'

    Cette date n’étant pas la même dans tous les pays, ça a finalement du bon d’avoir des enfants éparpillés…
    et de s’apercevoir qu’ils grandissent. Je te rassure grand, non tu n’es pas un « vieux con » (d’ailleurs tu n’en seras jamais un foi de mam’!!!), tu grandis, et ça fait du bien de lire des propos censés. Le début de la Sagesse?? pas de panique ça n’est pas incompatible avec humour et subversion quand ils restent dosés.
    Porte toi bien, et vivement juillet…

    mai 7, 2011 à 7:32

  3. paule

    pour la faire courte: donner des limites aux enfants et les battre sont deux débats distincts; donner des limites c’est éduquer, battre c’est de l’ordre du pavlov.
    le spot est critiquable car désapointant quant au choix de l’exemple fournit.
    tant mieux s’il fait réagir votre génération, vous êtes sauvés, et des baffes vous en avez pris bien peu et vos parents n’ont pas été maltraités.
    nous vous en déplaise la fondation pour l’enfance sont des gens très sérieux, le message recherché est complexe et fort lourd à transmettre, on peut espérer que ce n’est qu’un début dans le cheminement de la prise de conscience de l’utilisation de l’acte de violence physisque sur très jeunes individus.
    si vous avez le temps(pas le temps d’un spot seulement) approfondissez le sujet et dolto pour commencer qui n’a jamais préconisé de ne pas donner de limites aux enfnats ;elle a été reprise par des médias 48ares(elle s’est laissée faire sans doute croyant à l’urgence de changer les regards sur l’enfant dans de nombreux domaines).
    j’espère que le prochain spot interpellera chacun (et les professionnels médicaux, enseignants en premier, le voisinage aussi et la famille!!!)sur les oeillères que nous avons et comment nous laissons ces enfants battus(jusqu’à la mort!!!!)^tre isolés enfermés chez eux, comment nous laissons ces parents nous berner nous mentir.qu’en est il de notre obligation de porter secours?
    ceci dit le blog de ton ami me fait sourire(bien sincèrerement), il dit des choses bien vraies et bien amusantes sur nos gamins gâtés et comment certains deviennent violents; pourtant c’est aussi un sujet grave tous ces parents qui n’arrivent pas à assumer leur rôle éducatif au point de complètement gâcher leurs gosses.
    mais je ris tout de même car inévitablement je pense au tentatives de victimologie qu’exercent certains de tes cousins à l’occasion!!!!
    votre première réaction à ce spot est légitime, plutôt rassurant mais je vous invite ton bloggeur et toi, à prendre le temps de votre vie pour avancer sur ce sujet; au delà de baffes c’est de morts d’enfants qu’il s’agit. j’ai envie de penser que la fond de france en aurait bien parlé dans son spot si la tv n’avait pas son mot à dire et son pouvoir.
    bon maintenant je l’avoue, quand ta jeune cousine souffle à tout bout de champ je lui collerai bien une bonne vieille et delassante baffe!quand je n’en peux plus c’est le popotin qui prend mais au final soit je me moque d’elle  » fait attention tu vas te transformer en ventilateurs » soit je perds ma voix pour les 48 h à venir car je crie un bon coup de colère.pour autant je ne crains personne sur ma h… non! je m’égare; j’assume mes actes quoiqu’ils soient.mon métier d’éducateur m’a donné des alternatives à la baffe qui me heurte pour ce qu’elle est et qui à la longue, si elle est systématique à la décharge émotionnelle que sont nos peurs et nos colères envers nos enfants,entame le capital confiance (confiance en soi )nos parents nous les voyons(qd on est enfant)comme tous puissants et ce qu’ils nous disent et nous font nous déterminent. voilà le début de l’approfondissement du sujet traité!
    gros bisous (car une baffe tu es en âge de me la rendre!!yeark!yeark!yeark!)
    j’avais dis que je ferai court; oups!

    mai 8, 2011 à 8:43

    • Si la question est d’éduquer ses enfants sans faire recours à la violence, je ne suis pas sûr que le cri soit une alternative viable… Mais bon, chacun sa façon. Les parents ont (presque) toujours les enfants qu’ils méritent.

      mai 8, 2011 à 5:26

      • paule

        je confirme! crier n’est pas viable pour leurs oreilles et mes cordes vocales.
        enfin, je ne me plains jamais de mes enfants; je sais de qui ils tiennent…..de leur père? assurément?
        quand je parle d’alternative je ne fais pas allusion aux cris bien évidemment.
        pour l’anecdote de granny alias memeutah(retire ta plume je t’ai reconnu!!),je n’en ai aucun souvenir, et de toute façon c’était moi la plus sage(et toc).la meilleure façon d’avoir des compliments c’est ……de s’en faire soi-même.
        bises

        mai 9, 2011 à 7:27

  4. Granny

    j’ai souvenir d’un retour en voiture d’une journée au Mont St Michel,les actrices se reconnaîtrons, où j’ai du m’arrêter sur le bas cote de la route, c’est moi qui conduisais, pour calmer mes nerfs sur les pôvres trésors qui se chamaillaient depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain ………..
    le calme qui s’en suivit fut un délice dont je garde souvenir encore aujourd’hui …..

    « les parents ont presque tjs les enfants qu’ils méritent » dis tu, c’est évident qd on regarde autour de soi,malheureusement ns ne sommes pas en mesure de juger sur notre propre famille ….
    je ne parle pas des petits enfants,ils sont parés de toutes les qualités….. enfin presque !

    mai 9, 2011 à 2:48

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s