Un maudit français au pays des castors

C’est l’été…

…ou pas, c’est difficile à dire. Des jours de soleil radieux et de chaudes températures me permettant de profiter du hamac dans le jardin succèdent à des journées de pluie et de vent et hop! on recommence… pas toujours facile à apprécier.

Quoi qu’il en soit, la semaine a été bonne, malgré quelques jours de grand vent qui ont rendu le boulot plus horripilant qu’il ne peut déjà l’être; travailler dans une bicoque qui flotte avec les fenêtres ouvertes dans un port n’est sans doute pas la meilleure manière d’apprécier les courants d’air. Mais passons.
Mis à part cet inconvénient mineur et passager, le temps, bien que particulièrement frais pendant quelques jours pour un début juillet, aurait pu être pire.

Dans les évènements notables de cette semaine, on peut mentionner Canada Day, la fête nationale le 1er juillet, jour férié pendant lequel j’ai… travaillé bien sûr! La société de consommation ne connaît pas de jours off c’est bien connu. Il faut dire que c’est le jour de l’année le plus profitable pour mon patron alors pourquoi se gêner après tout, sans compter que mine de rien, on est payé à 150%… Ca fait beau comme ça sur le papier, mais rassurez-vous, rapporté à mon salaire c’est tout de suite moins impressionnant. Je n’ai donc pas vu grand chose des festivités mis à part le feu d’artifice pour lequel nous étions incroyablement bien placés, étant donné qu’il était lancé au dessus du port où je travaille. La police était bien sûr de sortie en grande force comme c’est devenu l’habitude dans ces occasions, à croire que célébrer l’anniversaire fictif d’un Etat soit indissociable d’une certaine paranoïa; c’est rassurant. Le mot d’ordre de cette année était « no alcohol », sans doute pour tenter d’éviter des émeutes comme lors de la finale de la Coupe Stanley à Vancouver (qui a vu la défaite des Canucks de Vancouver face aux Bruins de Boston), épisode pathétique qui m’a conforté dans mon opinion que les Canadiens anglophones sont peu enclins à protester lorsqu’il s’agit de choses sérieuses mais prêts très rapidement lorsqu’il s’agit de choses aussi connes qu’un match de hockey. Vous en déduirez les conclusions que vous voudrez. Quoi qu’il en soit, ce mot d’ordre semble être resté lettre morte, malgré la forte présence policière et les hélicoptères tournant continuellement au dessus du centre ville, au vu du nombre important de gens bourrés qu’il m’a été possible d’observer en rentrant en vélo du boulot, aux alentours d’une heure du matin.

Heureusement, j’ai pu bénéficier d’autres festivités puisque mes collocs ont un grand nombre d’amis à la maison ce week end pour l’enterrement de vie de garçon d’un des leurs. Même si je ne les accompagne pas partout et que je reste un peu en dehors du groupe, ils sont tous très sympas et c’est agréable d’avoir du monde à la maison, à ceci près qu’il m’est du coup impossible de pouvoir utiliser la cuisine selon mes désirs…. ça sera pâtes et fruits pour le reste du week end!

Autres évènements notables en vrac: je ne pourrai pas aller chasser le caribou au Québec en compagnie de Nicolas cet été, puisque apparemment les populations de caribous sont passées de quelques millions à une centaine de milliers en l’espace d’un an du fait d’un virus, poussant la province du Québec à mettre en place de sévères restrictions à la chasse pour cette année et sans doute l’année prochaine également. C’est ballot, comme on dit, mais du coup le choix s’impose à moi en quelque sorte: je déménagerai donc de Victoria fin août, sans doute en voiture, afin de profiter de la fin de l’été pour (re)découvrir l’immensité des paysages canadiens.
Sinon, j’ai aussi débuté la série « Game of Thrones » (dont je suis sûr certain(e)s ont entendu parlé), trèèèèès addictive. Heureusement qu’il n’y a que la première saison de sortie, sinon je ne vous raconte pas le carnage. Le problème qu’il me reste à résoudre dès lors est de définir s’il est préférable de commencer à lire le bouquin maintenant (et ruiner le suspens pour les saisons suivantes), ou me morfondre en attendant patiemment la sortie de la seconde saison, quitte à oublier un certain nombre d’éléments de l’intrigue et me contenter d’une version (toujours simplifiée lorsqu’un livre est porté à l’écran) appauvrie de l’histoire. Diantre, que de questionnements existentiels.

Voilà pour les nouvelles de la semaine; le mot du jour est NUMINEUX.

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Une Réponse

  1. paule

    alors on départ on pense à une faute de frappe:
    lumineux est devenu numineux et quand on se penche sur la définition(merci wikipédia!)et bien finalement ça n’en est pas si éloigné. le mystique, la lumière….cette relation que l’homme a depuis tout temps avec l’idée du divin.
    bon à plus!

    juillet 4, 2011 à 6:22

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