Un maudit français au pays des castors

C’est la rentrée 1/2

Chères et chers toutes et tous,

l’été tire à sa fin, les bambins retournent à l’école, septembre est déjà bien avancé et l’air frais est de retour: c’est la rentrée et le temps de faire le point sur un été riche en émotions et découvertes.
La dernière fois que j’ai posté sur ce blog, je revenais de PEI, où je venais de passer deux semaines de relaxation intense. Je me préparais alors à recevoir chez moi des amis, pour une durée en tout et pour tout d’un petit mois. En effet, quelques jours après mon retour de PEI, j’accueillais Sarah, amie de longue date, à l’aéroport Trudeau. Les premiers jours furent calmes, histoire de prendre le rythme, puis j’accueillais des amis communs à Sarah et moi (Hugo et Aurélie) l’espace de trois jours entre leur retour d’un voyage en Gaspésie et l’avion les ramenant à Lyon. Ce fut pour nous tous l’occasion de visiter un peu Montréal et faire les magasins sous la chaleur moite et écrasante de l’été québécois.
Une fois Hugo et Aurélie repartis, Sarah et moi eûmes quelques jours pour faire le musée d’Art Contemporain de Montréal (une collection pas inintéressante mais presque décevante et relativement limitée dans un environnement un peu bruyant), le musée de l’Architecture (plus technique et un peu abrupt au premier abord, mais passionnant pour qui sait y trouver son intérêt), assister à un show entre burlesque, cabaret et théâtre de rue présenté dans un strip-bar, (re)découvrir le catalogue des bières québécoises, en siroter une ou deux aux Foufounes Electriques (célèbre bar punk; NB au Québec, les foufounes désignent les fesses), assister à un concert gratuit en plein air de Jean Leloup (le Jean Louis Aubert québécois), s’engraisser au beurre de cacahuètes, au fromage à la crème, à la confiture de bleuets et aux bagels, et marcher pendant des heures sous le soleil de plomb et la chaleur humide et écrasante.
Puis Lili est venue nous rejoindre le temps d’une escale de quelques jours avant son départ pour la Big Apple; re-belotte donc en ce qui concerne la marche, les brunchs gargantuesques, les magasins et, pour changer, un festival de musique électronique sur les bords du Saint Laurent un samedi après midi.

Une fois Lili sur le départ, il nous fallu considérer à notre tour tous les détails nécessaires à notre escapade new-yorkaise. Nous crûmes bien ne jamais y aller, par manque de moyens et surtout par manque de logement. En effet, vouloir se loger à NYC pour quelques jours en plein août sans connaître personne tient lieu du marathon. Autant s’y prendre des mois à l’avance, ce que, bien entendu, nous n’avions pas fait. Heureusement, il semblerait que la Providence nous avait gardé sous son aile puisque Sarah finit par être contactée par un couch-surfer de ses connaissances, habitant à Brooklyn, et qui nous proposa de nous héberger gratuitement! Une fois nos plans revus à la baisse (nous comptions rester à NYC pour une dizaine de jours; après considération des trous béants de nos porte-monnaies, nous prîmes le parti de n’y rester que 4 jours), nous étions prêts à partir.

Nous embarquâmes donc sur le bus à 7h30 un samedi matin. Il nous fallut deux petites heures pour arriver à la frontière, dans une odeur constante d’urine à laquelle il fallut s’habituer. Le passage de la frontière fut relativement long, de l’ordre de deux bonnes heures. D’autres bus attendaient avant nous.
Puis, une fois réembarqués, cela nous prit environ 5 heures supplémentaires de traversée de régions boisées de l’Etat de New York pour arriver enfin à la mégapole tant convoitée. Nous sortîmes donc du bus aux alentours de 17h, en plein centre de NYC. Nous prîmes quelques heures pour nous imprégner de l’ambiance grouillante de la ville, en allant nous promener sur Broadway et Central Park, avant de rejoindre Justin et Lauren (nos hôtes) à Prospect Park, dans Brooklyn. Nous eûmes donc l’occasion de nous balader un peu dans Brooklyn en marchant du Park jusqu’à chez eux et de découvrir cette partie de la ville constituant le nouveau New York pour beaucoup d’Américains (NDLR vous pouvez trouver plus bas une carte de NYC sur laquelle ont été indiqué la majeure partie des endroits décrits ici).
Malgré la chaleur, encore plus moite et étouffante qu’à Montréal, nous nous endormîmes sans trop de difficultés après cette longue journée de voyage.

Le lendemain, dimanche, Lili vint nous retrouver en bas de chez nous pour que nous profitions tous ensemble de sa dernière journée de repos avant le début de son stage. Direction Cheryl’s, un petit resto qui nous fut conseillé par Justin et Lauren, pour notre premier brunch new-yorkais. A ce propos, permettez-moi de faire une parenthèse culinaire: NYC est la ville où il faut manger (sans doute pourrait-on d’ailleurs dire la même chose d’un certain nombre de villes américaines). Pas nécessairement dans Manhattan où la nourriture est de manière générale très chère (à l’exception peut être de Chinatown), bien que l’on puisse trouver de petites enseignes sympathiques en cherchant bien.
Mais revenons-en au brunch: il est aux alentours de midi, il fait déjà très chaud et les 20 petites minutes de marche de chez nous au restaurant m’ont déjà mis en nage. On nous installe dans la petite cour arrière, à l’ombre. Au menu, salade complète pour Lili et Sarah, mélange de saumon, pommes de terre et épices avec deux oeufs pochés pour moi. En accompagnement, mimosa (champagne ou vin pétillant avec jus d’orange) et café pour Lili et Sarah, thé vert, bloody mary et eau pour votre serviteur. BAM!
Une fois rassasiés, nous nous dirigeons sous la chaleur accablante vers le métro. L’attente sous terre est infernale et la différence de température entre les quais, étouffants, et les rames, presque froides et sur-climatisées, est impressionnante. Nous descendons à Chinatown afin de remonter Canal Street en direction du Manhattan Bridge. C’est le moment de succomber au marchandage des innombrables vendeurs de rue. Au bout d’à peine 20 minutes, nous avons fait à nous trois l’acquisition d’au moins une douzaine de paires de lunettes. Oui mais voilà, chaleur et digestion n’allant malheureusement pas de paire, je me sens mal. Nous marchons donc, encore et encore jusqu’à atteindre le pied du Manhattan Bridge, là où se trouve une compagnie de bus chinois (Fung Wah Bus), effectuant des trajets du Chinatown d’une ville au Chinatown d’une autre, et pour des prix battant toute concurrence. Ayant prévu de nous rendre à Boston sur le chemin du retour vers Montréal, Sarah et moi achetons des billets pour le jeudi matin. Nous nous arrêtons une petite demi-heure dans le temple bouddhiste jouxtant la compagnie de bus, histoire d’attendre au frais Samuel, un ami de Paris, lui aussi de passage à NYC pour quelques jours. Une fois les retrouvailles faites, nous continuons notre marche en direction de East River Park, pour tenter d’apprécier la fraîcheur de la végétation en bordure de la East River.
Puis, l’heure avançant, c’est au tour de Lili de nous quitter. Nous la raccompagnons donc jusqu’à Canal St et décidons de prendre le Manhattan Bridge à pied afin de retourner dans Brooklyn (Samuel logeant dans le Queens, qui est au nord de Brooklyn). La vue est magnifique et nous avons un bel aperçu de la skyline. Nous descendons enfin du pont dans le quartier de Dumbo, ancien district industriel connaissant une seconde vie sous les coups de la gentrification bobo. Sans même que nous ne nous en apercevions, le ciel s’est couvert. C’est d’ailleurs le cadet de nos soucis: nous avons soif. Et c’est avec soulagement que nous trouvons au hasard des rues, au pied du Manhattan Bridge, un petit resto-bar mexicain du nom de Pedro’s (pour faire original). Il était temps; quelques minutes après notre entrée dans le bar, la tempête se lève et petit à petit, notre refuge se rempli de potentiels clients, mouillés mais content d’avoir trouvé de quoi s’abriter.
Nous décidons donc de rester et de casser la graine; au menu, chicharron (pilons de poulet frits), rice and beans (riz et haricots noirs) pour moi, same thing pour Sam (mis à part le rice & beans remplacé par des rondelles de plantain frites), et huevos a la mexicana (mélange de rice & beans, jalapeños et oeufs) pour Sarah, le tout accompagné de bières mexicaines (Dos Equis, Pacifico, Tecate). C’est le portefeuille allégé mais l’estomac comblé et le coeur content que nous sortons quelques heures plus tard et que nous prenons tous trois le chemin du retour. Nous marchons jusqu’à Prospect Park où Sam prend un métro en direction de Queens, tandis que Sarah et moi terminons notre trajet à pied. Encore une fois, c’est sans difficulté que nous trouvons le sommeil ce soir là, bercés par le vent frais apporté par la pluie.

Lundi, Lili travaille, Sam compte se promener dans Astoria (le quartier grec de Queens), Sarah et moi décidons donc d’aller nous promener sur la High Line, ancienne ligne de chemin de fer passant quelques étages au dessus des rues, et convertie depuis un an ou deux en parc municipal. Puis, une fois descendus sur Gansevoort St, nous décidons de redescendre lentement vers le sud de Manhattan, en prenant le temps de marcher dans les petites rues ombragées de Greenwich Village. C’est là, à la limite de Greenwich et de Soho, au croisement des rues Bedford et Morton que nous décidons de nous arrêter à la Snack Taverna, restaurant grec. Au menu, roasted red peppers with portobellos on ciabatta buns (gros poivrons rouges grillés et portobellos sur pain ciabatta) et salade pour Sarah, savory pie (sorte de tourte) à l’agneau sur lit de salade de blé pour moi. Un délice.
L’ambiance est détendue, presque bruyante, le serveur est désagréable, à l’européenne. Une fois rassasiés, nous repartons, toujours vers le sud. En chemin, notre regard est attiré par une boutique de chapeaux, Arth. Nous rentrons et en essayons quelques-uns. L’espace d’un instant, la raison nous rappelle à l’ordre et nous décidons de sortir malgré la tentation d’un achat sans doute sensé (au vu des réductions offertes) mais déraisonnable (au vu de nos portefeuilles faméliques). Nous n’allons pas bien loin. Arrivés au coin de la rue, et après 10 bonnes minutes pendant lesquelles nous passons successivement par des stades de déni, de négociations avec nous-mêmes, de dépression puis enfin d’acceptation du fait que quoi qu’il arrive, mieux vaut s’en vouloir plus tard d’être pauvres mais avec un beau chapeau que pauvre et tête nue (puisqu’il est inévitable qu’au rythme de nos envies, nos portefeuilles finissent crevés la gueule ouverte au fond d’un caniveau malodorant), nous revenons au dit magasin. Las, nous en ressortirons quelques minutes plus tard, la conscience lourde mais le regard fier, Sarah exhibant un chapeau de paille japonais, et votre serviteur coiffé d’un Stetson blanc. LA. CLASSE.

La classe américaine.

Nous passons ensuite aux alentours de Ground Zero où le mémorial attire son lot de touristes en manque de larmes de crocodile. Vu la foule et les mesures de sécurité dignes d’une prison de haute sécurité, nous prenons le parti de ne pas nous arrêter et continuons vers Battery Park. Nous longeons donc l’Hudson River jusqu’à atteindre la pointe de l’île de Manhattan et remontons légèrement  sur Broadway dans le Financial District pour traverser vers Brooklyn, mais cette fois sur le Brooklyn Bridge. C’est une déception. Le pont est en travaux, et nous marchons donc à la file indienne entre deux murs de tôles. Les rares endroits où l’on peut enfin apercevoir un bout d’océan se voient colonisés par des nuées de touristes accrochés à leur appareil photo, et c’est sans arrière pensée que nous descendons enfin du pont, dans Brooklyn. Le jour commence à baisser et c’est tant mieux, au vu des coups de soleil que nous avons pris tous les deux au cours de la journée. Nous remontons lentement le long de Flatbush Avenue pour finir par nous arrêter dans un joint du nom de Five Guys. J’en avais déjà entendu parler avant de venir à NYC,  cette chaîne ayant ouvert une enseigne à Montréal; je n’avais pour autant jamais eu l’occasion de goûter à ses burgers. Five Guys est une chaîne de fast food correcte, un peu atypique. Chaque enseigne reçoit quotidiennement des kilos de pommes de terres en provenance de fermes américaines, et qui seront débitées à la main pour faire des frites. De la même manière, les patties (les rondelles de boeuf haché servant aux burgers et qu’on appelle un peu trop vite steak) sont modelés à la main à partir de viande fraîche. C’est peu de choses, mais cela fait au final des burgers d’une qualité peu comparable aux chaines de fast food habituelles, et les frites sont excellentes (contrairement à celles de McDo, qui ne se décomposent pas, même après plus de 6 mois à l’air libre. Ca vous intéresse, voyez donc une vidéo ici, et une preuve en image là).
Sarah prend donc un veggie sandwich avec des frites cajun, et j’opte pour un double bacon cheeseburger all the way (mayonnaise, moutarde, ketchup, oignons frits, champignons frits, salade, tomate) et une root beer (bière de racinette, qui est un soda à base de plantes au départ médicinales; ça a un goût entre le médicament et le dentifrice mais une fois qu’on s’y fait, c’est très bon, peu sucré et ça aide à digérer). Une fois encore, nous sortons le coeur léger, mais l’estomac lourd; la demi-heure de marche pour rentrer chez nos hôtes ne sera pas superflue.

Le lendemain, nous partons de bonne heure retrouver Sam à Central Park pour aller visiter le Metropolitan Museum. C’est un des plus grands et plus beaux musées de NYC. On y trouve de tout: de l’histoire, des vestiges, de l’art classique, contemporain, antique, que sais-je encore. C’est immense et même si c’est la deuxième fois que je le vois, c’est toujours une aventure. Nous en sortons quelques heures plus tard en ayant vu à peine 10% de la totalité. Nous en profitons donc pour tenter la street meat, ces petits étals de hot-dogs, falafels, chili, pretzels, que l’on trouve à tous les coins de rue. C’est pas cher, c’est bon et ça cale. Sam repeint sa chemise à la sauce chili. Après un petit tour dans Central Park nous redescendons vers Broadway dans l’espoir de pouvoir enfin goûter au cheesecake new-yorkais. Comme le hasard fait bien les choses, nous tombons sur la Magnolia Bakery sur la 6th Avenue et Sarah, Sam et moi prenons chacun une part de cheesecake différent afin de pouvoir comparer. A mon goût, le classique (biscuit type speculoos pour la pâte et gâteau de fromage à la crème type Philadelphia pour le filling le tout topé de baies rouges pour le côté frais) reste le meilleur, comparé aux types chocolatés (dont la pâte est faite de biscuit Oreo) qui sont plus lourds et presque trop sucrés. Puis nous partons tous trois prendre le métro afin de retrouver Lili à Coney Island, pour une soirée sur la plage… c’était sans compter sur le fait que Coney Island, loin de n’être qu’une plage, est aussi un parc d’attraction. Ce fut donc avec une joie enfantine que nous essayâmes grande roue, grand huit et divers manèges les uns après les autres, pour finir par aller manger à Nathan’s, vieille chaîne de fast food reconnue pour la qualité de ses hot-dogs. Lili, Sarah et Sam prirent du fish & chips, tandis que j’optais pour un Classic Philly Cheesesteack (sandwich de steak poivré émincé topé de fromage fondu) accompagné d’un litron de rootbeer (aux USA, on rigole pas avec les tailles de verre).

Mercredi, dernier jour à NYC. Nous partîmes de bonne heure rejoindre Sam à 5Pointz, une ancienne usine reconvertie depuis en Mecque du tag où l’on peut admirer (sans filmer ni prendre de photos à moins d’une autorisation préalable) les plus beaux graffitis de NYC. Puis nous partîmes marcher dans Astoria afin de visiter un peu le Queens. Sam devant prendre son avion, nous nous séparâmes en début d’après-midi et Sarah et moi reprîmes notre marche dans les environs de Williamsburg où nous trouvâmes un petit café du nom de Bread Brothers. Ce fut sans doute le meilleur bagel du voyage pour Sarah et j’appréciais grandement leurs jus de fruits et légumes faits sur place et à la commande. Puis nous redescendîmes lentement dans le Broadway Triangle pour revenir chez nos hôtes, par des quartiers où nous fûmes à maintes reprises les seuls caucasiens à des kilomètres à la ronde. C’est une impression assez dépaysante, mais pas nécessairement désagréable et si les new-yorkais n’ont bien souvent que faire des marques les plus élémentaires de politesse (comme s’excuser lorsque l’on bouscule), ils n’en sont pas moins sympathiques et de bon aloi pour la plupart. Le temps de goûter au fried chicken  à l’américaine et déjà la journée tirait à sa fin. Nous eûmes l’occasion de passer une dernière soirée en compagnie de Justin et Lauren avant de nous coucher de bonne heure, la journée du lendemain promettant d’être longue…

En effet, le bus chinois partant pour Boston étant à 7h30, il nous fallût nous lever aux aurores pour être sûrs de l’avoir. Manque de pot, il fallait que ce soit ce matin là que notre ligne de métro tombe en panne. Bien heureusement, étant partis en avance, nous parvînmes au lieu de rendez-vous avec suffisamment de marge pour permettre à Sarah d’acheter son petit-déjeuner sans se presser. Mon estomac étant toujours fragile du fait de la chaleur, j’attendais le premier arrêt sur l’autoroute pour me rassasier d’une part de pizza aussi dégoulinante de graisse que satisfaisante. Burp.
Le bus nous déposa à Boston en fin de mâtinée. La différence d’ambiance ainsi que le raccourcissement des distances d’un point à un autre de la ville fut salvateur. Après le stress ambiant de la grande ville, l’air plus décontracté et la facilité de se déplacer à pied d’un bout à l’autre du centre-ville sans que ça ne nous prenne plus de deux heures nous firent un bien fou. Nous déjeunâmes dans un restaurant vietnamien végétalien délicieux où par manque d’appétit du fait de crampes d’estomac, je ne commandais qu’une soupe (par ailleurs succulente), tandis que Sarah prenait un plat de légumes accompagné de faux-chicken, faux-beef et faux-shrimps (respectivement imitation de poulet, boeuf et crevettes, à base de tofu et autres pâtés végétaux). Pour ceux qui les connaissent, nous nous aperçûmes que les membres du groupe System of a Down se tenaient à quelques tables de nous. Nous passâmes ensuite l’après-midi à nous promener le long du Charles River Basin et dans le centre-ville pour finir par aller dîner dans le port commercial, dans un restaurant du nom de No Name Restaurant (littéralement Restaurant Sans Nom). Grave erreur. Non pas que la nourriture fut mauvaise, loin de là. Mais les quantités astronomiques couplées à la fatigue du voyage eurent raison de nos estomacs. Jugez plutôt: je commandais un homard, ainsi qu’un petit bol de chowder (soupe de poisson blanche, crémeuse, avec des morceaux de fruits de mer). Le homard me fut servi entier, accompagné d’une assiette de coquilles Saint Jacques frites, d’une assiette de frites, de calamars frits, d’un demi épi de maïs, de pain et d’un bol de beurre fondu (pour y tremper le homard). Ce fut grandiose. L’heure et demi que nous passâmes, moi allongé dans l’herbe, Sarah accoudée à une table sur les quais, tous deux à maudire notre appétit et nos estomacs, le fut beaucoup moins. Heureusement, il nous restait quelques heures avant de reprendre le bus en direction de Montréal. Lorsqu’enfin l’heure sonna de reprendre le départ, nous faillîmes connaître une bien mauvaise surprise. Comme la majeure partie des compagnies de voyage maintenant, la compagnie Greyhound avait vendu plus de tickets que de places disponibles pour le bus en question. Nous eûmes néanmoins la chance d’être suffisamment en avance dans la queue pour monter sur le bus, avant que la compagnie ne décide d’en affréter un supplémentaire, et qui allait partir une heure en retard. Mais il faut croire que le malheur des uns fait le bonheur des autres; arrivés à la douane aux alentours de 6h du matin, je me fit dire que, puisque j’étais en attente d’un visa d’études, il me faudrait laisser partir mon bus et attendre à la frontière, les bureaux de l’immigration n’ouvrant pas avant 7h du matin. Or, ce fut grâce à l’erreur de la compagnie que, une fois mes papiers en main, nous pûmes monter sur le deuxième bus affrété à la hâte et qui arriva à la frontière à peine une heure et demi après celui duquel nous avions du descendre. Sans cela, nous aurions sans doute attendu jusqu’à 9h, voire peut être plus, sales et fatigués sur le bord de la route. Deux heures plus tard, nous étions de retour à Montréal, prêts à dormir une journée entière pour se remettre de nos émotions des jours passés.

Les jours suivants furent plutôt calmes et nous profitâmes des dernières journées de Sarah à Montréal pour visiter les endroits que nous n’avions pas encore eu l’occasion de faire ensemble. Je la ramenais enfin à l’aéroport le 16 août, où son avion pour Lyon l’attendait.

Certes, mon été ne s’est pas achevé là, mais avant d’aller plus loin, je vous laisse le soin d’apprécier les photos de ces vacances américaines.
Ci-dessous, la carte mentionnée plus haut. Cliquez dessus pour accéder la carte complète

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Une Réponse

  1. Je tiens à préciser que je n’ai pas mangé de Fish&Chips (l’indication des 2500 calories m’ayant littéralement coupées l’appétit) à Coney Island ! Je me suis contentée de vous regarder…
    Five Guys, je suis passée devant l’autre jour, peut-être qu’il faudrait que j’y mette les pieds avant de partir… j’avoue que comparé à vos expériences, mes tentatives culinaires restent beaucoup plus soft !!! Je vais penser à me rattraper durant les quelques jours qu’il me reste ahah
    (et sur la carte, j’habite à Borough Park pour ceux que ça intéresse… et l’Opéra House est au Sud à gauche de Central Park)
    Merci pour ces beaux souvenirs joliment racontés
    Bisous

    septembre 18, 2012 à 1:07

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s